L'achat en indivision
C'est la solution la plus courante pour les couples non mariés. Chacun est propriétaire à hauteur de sa contribution financière. Si l'un apporte 60 % et l'autre 40 %, les quotes-parts doivent être inscrites dans l'acte notarié.
Les risques de l'indivision
En cas de séparation, chaque indivisaire peut demander la vente du bien. Si l'un des deux s'y oppose, le tribunal peut ordonner la vente aux enchères, souvent à un prix inférieur au marché. La convention d'indivision est fortement recommandée pour anticiper ces situations.
La SCI comme alternative
Créer une SCI (Société Civile Immobilière) offre plus de souplesse : les statuts définissent précisément les droits de chacun, les modalités de cession de parts et la gestion en cas de désaccord. En revanche, la création et la gestion d'une SCI ont un coût.
La clause de tontine
Cette clause permet au survivant de devenir automatiquement propriétaire de l'intégralité du bien en cas de décès de l'autre. Elle offre une protection importante aux concubins qui n'ont aucun droit successoral l'un envers l'autre.
Le financement à deux
Les banques examinent les revenus des deux co-emprunteurs. Un co-emprunteur augmente la capacité d'emprunt mais engage solidairement les deux parties : en cas de séparation, la dette reste commune jusqu'au remboursement total ou à la revente.